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Pratique : L'ART DE FAIRE DE BONS RÂMEN
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Depuis
plus d'une dizaine d'années, M. Roger répète les mêmes gestes. Chaque
jour, vers 8h30, il prépare ce qui constitue aux yeux des connaisseurs
"l'âme des râmen", c'est-à-dire le bouillon. Que des ingrédients frais.
Chaque chef a son secret, mais, en gros, on y trouve des poireaux, des
oignons, une volaille, du porc, de l'ail. "Le plus important, c'est la
cuisson", répète à plusieurs reprises M. Roger. Ça doit mijoter
doucement. "Sinon le bouillon ne sera pas clair et ça se ressentira au
niveau du goût", ajoute le chef qui a toujours un œil sur son faitout.
Plusieurs parfums agréables qui vous font monter l'eau à la bouche s'en
dégagent. La première commande arrive : un shôyu râmen.
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| M.
Roger se saisit d'un bol dans lequel il met une petite louche de shôyu
(sauce de soja), base de la soupe. "Il y a plusieurs bases pour les
râmen. Le shôyu, le miso et le shio (sel) sont les principales. C'est
le client qui choisit." Il met ensuite à cuire les râmen qui ont été
préparées la veille par M. Suzuki. "Elles ont eu le temps de reposer
pendant 24 heures, ce qui leur donne une belle consistance", poursuit
le chef comme il programme son minuteur sur 3 minutes. |
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Pas une seconde de plus. Pendant ce temps, il prend une bonne louche de
bouillon. "Ça va, il est bien clair", dit-il l'air satisfait. Il le
mélange bien avec le shôyu pour que les saveurs des deux se mêlent. A
peinte le temps d'observer la belle couleur dorée que le minuteur
annonce la fin de cuisson des râmen. |
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Il les égoutte et les verse dans le bol de bouillon. Avec ses
baguettes, il s'assure que les nouilles se détachent bien. Il ne
faudrait pas que ça fasse un paquet. On y est presque. D'autres clients
ont pris place dans le restaurant. "Au début, il n'y avait que 22
places.
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Aujourd'hui,
il y en a à peu près 80", explique M. Roger tandis qu'il ajoute trois
fines tranches de porc cuit, une généreuse poignée de pousses de bambou
et de la ciboulette dans le bol fumant qui n'attend plus que de
rejoindre la table du client affamé. Avant de commencer, celui-ci
examine le bol l'espace d'une seconde. Tout est en ordre. Il peut
commencer à manger avec ce bruit caractéristique qui traduit le plaisir
que l'on a à savourer ce plat. C. L.
Remerciements au restaurant Sapporo 2, à son chef, M. Roger, et à M. Suzuki qui ont permis ce reportage. |
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